Les Echos de Gisèle : le projet PENICHE…

gisele

- Au commencement, ils construisirent Le Projet
- « Projet ? Vous avez dit projet ? »
- Oui, projet, du Latin projectus précise même le dictionnaire. Une idée, une conception, un dessein. Un but, quoi ! Mais tous les projets ne jouent pas les prolongations… En effet, le chemin est long, du projet à la réalisation. D’ailleurs, projet reste souvent rêve, chimère, songe creux, château en Espagne. Non, non, rassurez-vous, ici c’est du solide, de l’argumenté, du sérieux, sans pour autant être ennuyeux ! Voyez vous-mêmes : une pincée de rationnel lucide et une dose d’imaginaire débordant, un zeste d’intelligence scientifique et une goutte de fantaisie vagabonde, un bol de réalité têtue et une rasade d’utopie féconde. Si on rajoute le sel de l’humour, on obtient un cocktail plutôt décoiffant ! Qui plus est, les géniteurs de cette affaire sont hommes cervantesques : rassurant, non ? Ils enfourchent leur Rossinante - Oh, Laïta-péniche de tous les rêves - dès que le besoin s’en fait sentir n’importe où, n’importe quand, dans ce vaste monde même s’il ne tourne pas rond.
- « Projet, dites-vous ? Parce qu’il existe encore des gens qui osent faire des projets ? Des humains qui tentent encore l’aventure ? Des audacieux qui se lancent dans l’incertain des chemins non balisés ? Des téméraires qui prennent des risques ? Des hasardeux, des avant-coureurs sans fonds avançant sur des chemins de traverses non couverts par les assurances, et non subventionnés ? »
- Eh oui ! Il y en a encore des comme ça, même si ça ne court pas les canaux dans de drôles de péniches. Le projet est aujourd’hui réalité . Epreuves surmontées : il faut dire que ceux-là sont des ardents, des enthousiastes, des ébranleurs, des émouvants, des amoureux de la belle ouvrage, des convaincants ! Et leur projet leur ressemble : donner à voir et à entendre ce qu’il y a de beauté, de grandeur et de désespérance dans l’être humain, en ce qu’il a d’unique et de mortel, quel que soit son environnement, ici ou ailleurs. Sachez bien que ces « quatre mousquetaires »-là sont fraternels. Des sentinelles, des passeurs, des gardiens d’avenir pour ceux qui n’en ont plus, ou plus pour longtemps ; des porte-voix pour ceux que l’on n’entend pas ; des projecteurs pour sortir de l’ombre ceux que l’on ne voit pas ; des éveilleurs, des parfois dérangeants, des toujours passionnants. Des cueilleurs de mémoires autres ou nôtre, des chasseurs d’invisibles mondes, des nomades ignorant les frontières car leur patrie est la Terre. Contre l’ignorance, contre le silence, contre l’oubli, contre l’indifférence, ils allument des feux et jettent des bouteilles aux canaux. Ils sont libres, concernés, solidaires, engagés. De l’humaine condition, dans sa diversité, ils font une passion. Une passion qu’ils nous offrent de partager.
Dites-moi : et si on les suivait ?

Un commentaire au message

  1. commentaire de kcgspo:

    pualjlohoonitndsqnodwyukuldrta

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