Archive pour octobre, 2008

Cette semaine à bord de la péniche Anako

Mercredi, octobre 15th, 2008

Tous les après midi ouverture de l’exposition

- Vendredi 17 à 18h30 la première projection du cycle du film africain avec LE VOYAGE A OUAGA de Camille Mouyéké.

- Samedi 18 à 17h, l’avant première de la ciné conférences LES FILS DU VENT de Ken Ung et Patrick Bernard avec nos amis de l’ambassade et de la communauté mongole.

- Mardi 21 à 18h30 dans le cadre du cycle CAP MONDE, MONGOLIE NOMADE de Louis Marie et Elise blanchard

- Mercredi 22 à 14h30 dans le cadre du cycle de films pour les enfants GRAINS D’HOMME, le film A DOS DE RENNES pour partager la vie des enfants Tsaatan des Taïgas du nord de la Mongolie

- Samedi 25 à 20h30, reprise de la ciné conférence LES FILS DU VENT

Tout le programme et les résumés sur http://peniche.anako.com

Les Echos de Gisèle : la Péniche ANAKO est mongole en octobre

Vendredi, octobre 3rd, 2008

gisele

En ce début d’octobre, la yourte qu’arbore fièrement la Péniche ANAKO s’anime bizarrement la nuit, entre l’heure de la souris et celle du tigre, quand la ville dort. La porte colorée s’ouvre et se ferme à un rythme insensé, le poêle cramoisi ronronne avec volupté, le toono reste ouvert, s’enivrant de fumée tout en s’abandonnant aux caresses argentées des rayons de la lune, tandis que s’élèvent de mystérieuses mélopées entrecoupées de hennissements incongrus. La blanche habitation, plongée dans de subtiles fragrances d’encens, semble peuplée d’esprits mutins et dansants, faisant la fête jusqu’à l’heure du lièvre, moment où tout se dissipe car la ville s’éveille.
Eh oui, la yourte est en liesse car, en octobre, la Péniche ANAKO est mongole. Cosmopolite en diable, notre fougueuse ambassadrice des peuples du monde nous convie à un grand voyage vers un pays trop méconnu : la Mongolie. Tentant, non ? Alors entrons dans son ventre généreux, elle nous y réserve une surprise inédite… le moyen de transport le plus approprié pour aller à la rencontre de la nation mongole : Pégase. Pégase ? Le Pégase des Grecs anciens ? Le cheval ailé aux sabots d’or ? Mais oui ! Quoi de mieux que ce divin cheval pour aborder un pays dont la passion pour les chevaux n’a jamais failli depuis des millénaires ? Et puis Pégase, c’est toute une symbolique dans laquelle l’âme des Mongols peut retrouver ses repères. Souvenez-vous, Pégase, d’un coup de sabot dans le flanc d’une montagne, fit jaillir une source. L’eau qui féconde la terre nourricière faisant lever l’herbe de la steppe si nécessaire aux nomades pasteurs. Et les ailes de Pégase lui permettent aussi de prendre l’air, faisant de lui un intermédiaire entre la terre et le ciel… le ciel-dieu des Mongols. Quand il s’élève, il appelle l’homme à se dépasser, se sublimer : la spiritualité est inhérente à la nation mongole, s’incarnant, entre autres, dans la sagesse et les savoirs des chamans….
Allons, le coursier céleste piaffe d’impatience ! Avec lui, nous survolerons les neiges immaculées des hautes montagnes, les bleus azurés des lacs et des rivières, le camaïeu inépuisable des verts des forêts, le noir et l’or du désert de Gobi et, surtout, l’immensité des steppes herbues et ventées où vivent hommes et troupeaux. Peut-être, croiserons-nous le fils de Loup bleu et de Biche couleur de lune, l’omniprésent Gengis Khan, créateur du puissant « Empire des steppes », ou bien Qubilaï devisant avec Marco Polo (eh oui, la Mongolie a une grande Histoire…). Nous bénéficierons sûrement de la légendaire, mais bien réelle, hospitalité des nomades mongols : dans leurs yourtes, ils nous offriront un bol d’aïrak ou de thé, un morceau de fromage, de la viande séchée. Ils nous parleront de la dernière fête du Naadam, de ses tournois de lutteurs, mais, surtout de ses courses de chevaux montés par des enfants. Les chevaux…
Quand Pégase nous ramènera au cœur de la Péniche ANAKO, purifiés par cette immersion dans une nature amoureusement protégée par les nomades mongols campés en sentinelles, nous garderons, gravé au plus profond de nous, le souvenir chaleureux de ce peuple qui murmure encore à l’oreille des chevaux.