Archive pour novembre, 2008

Décembre; le mois du Tibet et de l’Himalaya à bord de la Péniche ANAKO

Dimanche, novembre 30th, 2008

Le programme au jour le jour sur notre site http://peniche.anako.com

La péniche se trouve pour quelques semaines encore
face au 61 Quai de la Seine, 75019 PARIS
juste à côté de la toute nouvelle base nautique.

Métros : Stalingrad, Riquet ou Jaurès

Benki ASHANINKA et FRANCE LIBERTÉ à bord de la Péniche ANAKO

Mercredi, novembre 26th, 2008

Pén nov08 Mme Mitterrand et Benki3 pP.jpgOrganisée par France Liberté, ICRA et NatureParif, cette rencontre s’est déroulée à bord de la Péniche Anako, à Paris, le lundi 24 novembre en présence de Madame Danielle MITTERRAND et de l’équipe de la Fondation FRANCE LIBERTÉ autour de Benki ASHANINKA et du film qu’il a réalisé avec sa communauté ; “Nous luttons, mais nous mangeons des fruits”.

Située dans un des lieux les plus riches de l’Amazonie brésilienne, à quelques kilomètres de la frontière du Pérou, la communauté des indiens Ashaninka du fleuve amônia préserve et renouvelle ses traditions, tout en entretenant un rapport respectueux et durable vis-à-vis de la forêt.
Pour ce peuple de l’Etat d’Acre - d’où sont originaires Chico Mendes et Marina Silva, un Etat petit par sa taille mais grand par son importance politique pour le Brésil - il ne s’agit pas de se renfermer sur ses réserves, mais de vivre de la forêt debout, avec une ouverture vers les autres peuples et la technologie moderne . Lien vers leur Blog

Invité dans le cadre de la 26ème édition du Festival du Film d’Environnement de la région île-de France, Benki Ashaninka a témoigné de la situation de sa communauté et de la gestion de leur environnement à l’heure où les enjeux de développement durable en Amazonie sont au cœur de nos préoccupations.
Pén nov08 Mme Mitterrand et Benki3 pP.jpg

L’AMAZONIE INDIENNE A BORD DE LA PÉNICHE ANAKO

Dimanche, novembre 9th, 2008

L’exposition consacrée à l’art de la plume indienne en Amazonie brésilienne et qui nous est proposée
par Serge GUIRAUD et l’association JABIRU est de toute beauté.
Ne la manquez surtout pas, tous les après midi à bord de la péniche ANAKO à l’exception du lundi
Elle vous attend jusqu’au 30 Novembre (Entrée 2 €)

Cette semaine deux événements importants à ne surtout pas manquer
avec ce mercredi 12 à 19h, la projection de ALLONS ENFANTS DE CAMOPI de Yves de Peretti consacré à la situation
des amérindiens en Guyane Française et ce Vendredi 14 à 19h la deuxième séance du cycle du film africain vous proposera
le film de Pierre YAMEOGO; MOI ET MON, BLANC.

Tout le programme du mois de l’Amazonie indienne sur http://peniche.anako.com

L’AMAZONIE À L’HONNEUR À BORD DE LA PÉNICHE ANAKO

Jeudi, novembre 6th, 2008

L’Amazonie à l’honneur

En ce mois de novembre de l’An de tant de disgrâces 2008, la Péniche Anako se métamorphose en immense pirogue flottant sur des eaux équatoriales qui n’ont rien à voir avec celles des cartes postales, se boise d’essences précieuses, se peinturlure, s’emplume, se pare de mille fleurs excentriques aux parfums exotiques… Bref, la magicienne s’apprête à nous lancer un nouveau défi ! Un mois pour nous initier à un univers de tous les superlatifs, paroxysmes, beautés et dangers. Un monde singulier et pourtant si pluriel : l’AMAZONIE. Dix fois la France. La plus grande forêt tropicale du monde, ennoyée par le fleuve le plus puissant de la Terre : l’Amazone aux centaines d’affluents. Le « poumon de la planète » toujours plus métastasé par le cancer des multinationales voraces, mais aussi « l’enfer vert » pour qui n’y est pas né.

Pendant un mois, nous allons tenter, oh prudemment, de traverser un mur végétal, une cathédrale de la démesure où se diluent l’espace et le temps, où même les boussoles perdent le Nord, au cœur d’une géométrie sans tête ni queue, dans des délires baroques et des fièvres de faux-semblants. Nous déambulerons entre crotales et anacondas, entre jaguars et piranhas, entre vampires et singes étrangleurs, entre fourmis géantes et mygales terrifiantes, entre oiseaux somptueux (oiseau-dieu des Indiens, artistes de la plume) et orchidées sublimes, entre champignons hallucinogènes et fleurs carnivores, entre cris et chuchotements, entre sifflements et craquements inquiétants…

Voyage dans une semi-obscurité, car le Soleil ne peut offrir que quelques éclaboussures de clarté, tant il a du mal à transpercer le toit des arbres géants (de 45 à 55 m.) de la silva. Marches dans un humus putréfié, marécages et sables mouvants, miasmes rappelant que la gangrène guette. Vous l’aurez compris, talons aiguilles et smokings ne sont pas, ici, de rigueur… Oh, ne cédons pas à la panique, Anako le Sage nous tiendra la main ! Car, dans ce chaos gigantesque, il y a un ordre. Un ordre que seules les tribus indiennes, du moins ce qu’il en reste, connaissent, apprivoisent, respectent.

C’est justement ces peuples premiers de la silva que notre Ambassadrice de péniche veut nous faire rencontrer. Elle les reçoit sans demande de droit d’asile, sans qu’ils aient à passer par les zones d’attente interminable des aéroports, sans qu’ils risquent de se retrouver dans un centre de rétention…

Nous devons être là pour ouvrir les bras à ces rescapés d’une longue agonie commencée par l’invasion des conquistadors et gens d’Eglise, cette sinistre union du sabre et du goupillon, et poursuivie, depuis des siècles, par l’irruption des bandeirantes, caboclos, seringueiros, garimpeiros, fazendeiros, grileiros, pistoleros et Evangélistes de tout crin. Ces mots vous sont inconnus ? Ce ne sont que mots tueurs d’Indiens ! Le « progrès », en Amazonie, est une équation simple : la mainmise sur ses richesses au prix du génocide de millions d’Indiens. Epidémies de rhumes et de grippes délibérément provoquées, nourriture empoisonnée, dispensaires « humanitaires » et Indiennes stérilisées, tortures, viols, meurtres à la chaîne, mitraillages par avion… En face, arcs, flèches, lances : dérision. La chasse aux trésors, parallèle à la chasse aux Indiens. Pour les bois précieux, l’or, les diamants, l’élevage, le pétrole… un bon Indien est un Indien mort !

Comment ces peuples pourraient-ils faire confiance à LA civilisation (la nôtre!) ? En novembre, ce sont les survivants de cette abomination que la bien nommée Péniche Anako nous offre de mieux connaître. Dans un renouveau indigéniste planétaire, les tribus amérindiennes d’Amazonie veulent se réapproprier leurs coutumes, leur culture, leurs valeurs, bref, leur mémoire : une urgence pour eux s’ils ne veulent pas disparaître, une urgence pour nous qui refusons l’uniformité globalisée imposée par les grands prédateurs… Allons, montons à bord ! Nous ne pourrons plus dire que nous ne savions pas !

Gisèle BEETZ

LE MOIS DE L’AMAZONIE INDIENNE A BORD DE LA PÉNICHE ANAKO

Dimanche, novembre 2nd, 2008

. Vendredi 7 novembre à 19h : projection-débat autour du film Zéro Déforestation
Documentaire de 52 min de Christine Della Maggiora et Dominique Roberjot, Latitude 21 Productions, 2008

Le Point Zéro est le point le plus éloigné du front de colonisation en Amazonie équatorienne. Les spécialistes estiment que le jour où les compagnies pétrolières et les exploitations forestières atteindront ce point, il ne restera plus rien des forêts primaires en Haute-Amazonie. Là, vivent les Shiwiar, plus connus sous le nom de Jivaro… Ils ont décidé de lutter pour préserver leur territoire et leur mode de vie dans la forêt. Mais la menace est présente… Dans les dix prochaines années, le gouvernement équatorien prévoit l’exploitation du pétrole dans la région par les multinationales !

. Samedi 8 à 15h : Vernissage de l’exposition

à 18h : L’EVENEMENT DU MOIS -
VISITE GUIDEE DE L’EXPOSITION PAR SERGE GUIRAUD,

suivi d’une projection-débat autour du film LE CRÉPUSCULE D’UNE RACE de Serge Guiraud : les Amérindiens aujourd’hui et la politique indigéniste au Brésil.
Tout le programme du mois de l’Amazonie et des cycles réguliers sur http://peniche.anako.com