Archive pour décembre, 2008

Toute l’équipe de la Péniche ANAKO vous souhaite une bonne année 2009

Jeudi, décembre 25th, 2008

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Le mois du Tibet vient de se terminer. La péniche ANAKO des peuples et des cultures du monde va quitter pour quelques semaines le bassin de la Villette. Retour fin janvier pour préparer le mois des peuples des pays d’Asie du Sud Est avec la superbe exposition de Christian Vérot consacrée aux peuples montagnards du Viêtnam ainsi qu’une programmation riche de projections débats et de ciné conférences.

Mars sera consacré au Yémen, Avril aux peuples nomades des rives du Sahara et mai sera le mois des festivals regards autochtones. Le festival Grains d’homme, Journées d’enfance tout au bout de monde initialement prévu dans la semaine du 26 au 30 Décembre aura lieu dans le courant du mois de mai 2009.

En attendant toute l’équipe de l’association des amis de la Péniche ANAKO vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année et un cru millésimé pour 2009.

La programmation du mois de février 2009 se met en place. Vous pouvez déjà en découvrir un avant-goût sur notre site
http://peniche.anako.com

Les échos de Gisèle : sur le toit du monde

Vendredi, décembre 5th, 2008

En ce mois de décembre 2008 porteur de fêtes (pour les heureux qui ont quelque chose à fêter), la Péniche Anako se déguise en père Noël… En effet, notre ambassadrice des peuples délaissés nous offre un sacré voyage doublé d’un voyage sacré : elle nous emmène au Tibet, au Népal, au Bhoutan, au Ladakh… La péniche-Noël va survoler l’indépassable Himalaya, la « demeure des neiges » en sanscrit, mais aussi la maison des Dieux et des génies.

Entre terres de mousson et déserts de Haute-Asie, entre cimes enneigées et dunes de sable, nous allons découvrir, après le monde végétal de l’Amazonie, l’univers minéral de la verticalité, de la démesure et de l’extrême. Sur 2 700 km, d’Ouest en Est et 500 km du Nord au Sud nous allons naviguer – ô ces noms qui font rêver : Everest, Annapurna… – à plus de huit mille mètres. Et là, danger ! Ne risquons-nous pas fatigue abyssale, maux de tête et nausées, vertiges et insomnies, perte d’appétit et cœur dansant ? Bref, le mal d’altitude (le « soroche » des pays andins) dû à la raréfaction de l’oxygène ? Rassurez-vous, notre péniche préférée est une bulle : elle nous fera planer sans risque !

Ainsi sommes-nous conviés à découvrir les splendeurs himalayennes. Là où la nature s’est faite orfèvre : gigantesque bijou de vif-argent ciselé, de nacre scintillante, de pointes adamantines. Un immense cordon ombilical reliant la Terre au ciel, baignant dans la pureté d’une lumière diaprée, diaphane.

Et ces doigts de pierre cyclopéens, aux ongles vernis de neige liliale ou de glace azurée, se lancent à l’assaut du ciel, relais entre l’humain et le divin. Car ce milieu si beau mais si dur, si âpre, est source de spiritualité. Et l’Homme, ici, s’est aussi fait artiste, en essaimant 1001 monastères, aux fins d’enrichir le karma, promesse de meilleure réincarnation. C’est que les innombrables ethnies himalayennes pratiquent le bouddhisme, les cultes lamaïques, les croyances animistes, les arcanes chamaniques… Au Tibet, où domine le bouddhisme tantrique, la ferveur religieuse, l’omniprésence du sacré sont perceptibles au premier regard. Lhassa, Potala, gompas, lieux de prières, de méditation et d’études. Partout, drapeaux, moulins à prières, portraits du Dalai-Lama (on ne peut l’évoquer sans penser au conflit avec la Chine).

Je n’en dirai pas plus, mon ignorance de ces peuples ne donnerait que mots secs. Je n’ai du reste jamais croisé de lamas ni rencontré de sherpas ni, surtout, vu ou entrevu le fabuleux yéti… J’attends tout de la Péniche Anako !

Gisèle BEETZ