Archive pour janvier, 2009

7 Février - lancement du mois de l’Asie du Sud-Est

Samedi, janvier 31st, 2009

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Samedi 7 Février dès 14h30 ouverture et vernissage à bord de la Péniche ANAKO de l’exposition de Christian Vérot LES PRINCESSES DE LA MONTAGNE.

à 17 h . Mini concert musique du Viêtnam avec le groupe QUÊ HUONG avec Mme Quynh Hanh.
Mme Quynh Hanh , “Fleur de vertu” passée maître dans l’art du monocorde (dan Bâu) et de la cithare à 16 cordes (dan Tranh) est aussi compositrice et enseignante au Conservatoire de Saigon, Vietnam, elle a formé la plupart des jeunes générations de musiciens.Madame Quynh Hanh s’est vue confier l’interprétation de la musique traditionnelle vietnamienne dans le film “Poussière de vie” de Rachid Bouchared et dans les émissions de Radio France Internationale et Télévisions.Titulaire de nombreux prix musicaux, ses qualités artistiques sont tout autant reconnues en France qu’à étranger.Elle est membre de la Société Française d’Ethnomusicologie et Doctorante de l’Université de Paris IV-Sorbonne, Médaillée de la ville de Paris 2006.
site web : http://www. ethnomusicvn.com

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à 18 h . Spectacle audio-visuel en multivision de Christan Verot :
VIETNAM, UN DRAGON NE DE L’INDOCHINE.
Reportage en 2 parties séparées par un entracte.
A chaque retour, j’ai la nostalgie des couleurs, des parfums, des visages. Je ressens le besoin de partager les émotions, les souvenirs qui emplissent ma mémoire. Là-bas, j’ai cueilli des sons et des images, puis j’ai rajouté des mots et des notes.
Je voyage là bas chaque année, perché sur une moto russe ou entassé dans un bus d’un autre siècle, en contact direct avec la réalité de ce pays. Je vous raconterai… Les lumières rares des montagnes du nord, là où les collines sont ceinturées de rizières de jade, là où le lotus ouvre ses pétales au vol des libellules. Le delta du Mékong, ce mélange bourbeux d’eau et de soleil, cette terre nourricière qui enfante les champs vert tendre gonflés de promesses en fleur. La magie du crépuscule, quand un soleil blanc dépose sur l’eau de larges miroirs éblouissants, quand tout resplendit, imprégné de l’or liquide du couchant. Le Vietnam est un pays difficile et passionnant, une terre de culture forte, de volonté farouche, un extrême orient étrange et familier. Je vous inviterai à partager le plus beau, le plus étonnant de ce pays, mais aussi à réfléchir sur l’histoire, sur la rencontre entre la France et l’Indochine, entre les pensées de l’Orient et celles de l’Occident, sur l’avenir d’une nation conjuguant communisme et libéralisme effréné.

Les 6 premiers films de la collection Grains d’Homme actuellement diffusés sur Planète Juniors

Samedi, janvier 17th, 2009

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Les 6 premiers films de notre toute nouvelle collection “Jeunesse” Grains d’Homme, une journée d’enfance tout au bout du monde
sont actuellement diffusés sur la chaîne Planète Juniors du groupe canal sat.
Il s’agit de :
- A l’ombre des dromadaires (Kenya - Tanzanie)
- Les enfants du Wippala (Bolivie)
- Entre ciel et mer (Archipel des Andamans)
- Sous les feuilles de bananier (Thaïlande)
- A l’abri du collier d’or (Birmanie - Myanmar)
- Jour de fête dans les Monts Naga (Assam)

L’ESCAPADE

Samedi, janvier 17th, 2009

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L’escapade

En ce dimanche 5 janvier 2008, notre chère péniche Anako devait une nouvelle fois nous étonner. Et attirer bien des regards, arrêter bien des badauds… Dans un froid coupant comme une dague, sous l’œil goguenard des mouettes marchant de plain-pied, si j’ose dire, sur le bassin de la Villette métamorphosé en patinoire pour palmipèdes, il régnait autour et sur la péniche une intense activité.
En effet, depuis qu’elle a hébergé les peuples himalayens, notre ambassadrice ne craint plus le froid. Aussi pouvait-elle elle se muer en brise-glace pour s’échapper, à grand fracas, de son bassin d’accueil. Quelle mouche l’avait donc piqué pour qu’elle eût à quitter son poste ? Le bruit circula qu’elle s’accordait trois semaines de vacances, mais certains émirent l’hypothèse d’un rendez-vous galant…
A son bord, en ce jour d’Epiphanie, il y avait non pas trois rois mages mais douze disciples. Rassemblés à la proue, à l’exception des mariniers en plein labeur, ils étaient certes transis, mais si heu-reux d’être du voyage ! De bons génies leur avaient, au demeurant, murmuré à l’oreille que toasts, soupe, biscuits fleurant bon les épices et café bien chaud seraient aussi de la partie…
Après l’héroïque épreuve de désincarcération (il fallait briser la glace !), vint celle du franchissement des écluses – neuf, jusqu’à la Seine. Le passage des deux premières permit d’admirer la rotonde de la Villette. D’architecture néo-classique, cette œuvre de Claude-Nicolas Ledoux (un protégé de la du Barry) constitue en fait, l’un des pavillons rescapés du mur des fermiers généraux où l’on acquittait les droits de douane pour entrer dans Paris ; un projet né de l’imagination du grand Lavoisier et pompeusement nommé les Propylées de Paris.
Après la Place de Stalingrad, nouvel émoi : il fallait franchir l’écluse des Morts, ainsi nommée car se dressait, non loin, le sinistre gibet de Montfaucon. Il nous sembla d’ailleurs percevoir la voix spectrale de Villon : « Frères humains, qui après nous vivez… » (La Ballade des pendus).
Puis la péniche, glissant sur le canal Saint-Martin surmonté de passerelles romantiques et agrémenté de marronniers tout nus en cette saison, prêta l’oreille, au niveau de l’écluse des Recollets, tout près de l’Hôtel du nord, à la voix gouailleuse d’Arletty : « Atmosphère, atmosphère… ». On notera, en passant, que durant l’hiver 2006, ce n’est pas à l’hôtel que s’installèrent les Enfants de Don Quichotte mais sous tente, tout au long du canal, pour faire entendre la voix des sans-logis.
Après les écluses du Temple, la place de la République rappela aux voyageurs les manifestations du mécontentement populaire, et ce fut, enfin, l’entrée dans l’énigmatique nuit d’une voûte envoûtante de deux kilomètres de long. Magique beauté des puits de lumière où s’accrochent des herbes chevelues, et sur les parois, de loin en loin, une fantasmagorique féerie d’arcs-en-ciel.
Au bout du tunnel, les yeux encore irisés, nos passagers débouchèrent enfin à la Bastille, et, très vite, sur le port de l’Arsenal. Ah, les beaux bateaux ! Une nouvelle écluse se présenta alors, et ce fut, majestueuse, l’entrée en Seine et le coup d’œil, en échappée, vers le superbe chevet de Notre-Dame…
Notre péniche s’élança alors vers le pont d’Austerlitz. Et ce fut bientôt la fin du voyage… L’ambassadrice invita ses amis à accoster en un lieu de chaleur et de beauté où des agapes les attendaient : une Cène, en quelque sorte, pour ses douze disciples! Ce qui ne les empêcha pas d’évoquer, déjà, son retour au bassin, en février, pour l’accueil des peuples de l’ancienne Indochine… Gisèle BEETZ

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